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Année 2009 Les collections privées s'exportent à l'Abbaye de Val-Dieu Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Année 2009
Les collections privées s’exposent à l’Abbaye du Val-Dieu

En 2008, deux expositions d’art ont eu lieu à l’abbaye du Val-Dieu, l’une consacrée aux peintures et dessins d’artistes verviétois et l’autre aux artistes verriers de la région du Centre. L’originalité de ces expositions est liée au fait que les objets présentés provenaient tous de collections privées donnant ainsi au public l’occasion de voir des pièces inédites. Le succès rencontré par ces manifestations et par les catalogues de présentation a conduit les organisateurs à « remettre le couvert » en 2009 sur les 5 thèmes suivants :

1. DESSINS ET PEINTURES D’ARTISTES VERVIETOIS des XIXe et XXe siècles provenant de collections privées du 20 mai au 1er juin 2009.
COUNHAYE PIRENNE BEGOND BLANK GOBIET HUYSMANS JULEMONT PIRENNE REMY TASQUIN

En 2008, un échantillon de peintures des grands intimistes verviétois a été présenté au Val Dieu en compagnie d’œuvres d’artistes locaux qui méritent d’être mieux connus. En 2009, l’accent a été mis sur deux grands artistes, d’une part l’un des grands intimistes verviétois, Maurice Pirenne, qui fit carrière au départ de sa ville, et d’autre part Charles Counhaye qui quitta très tôt sa ville natale pour faire une brillante carrière de peintre et d’enseignant à Bruxelles. Une large place a aussi été réservée à quelques artistes verviétois moins renommés :

Marcel BEGOND, le chantre verviétois de la femme.

André BLANK de Raeren, élève puis professeur à Saint Luc, qui passa à l'abstraction cubiste en 1950, informelle en 1962, "classique" en 1967, géométrique enfin dans les dernières années.

Max GOBIET, artiste de l’avant-scène liégeoise jusqu’à la seconde guerre mondiale puis par trop oublié.

Armand HUYSMANS, stavelotin d’adoption, aquarelliste et peintre, dont les sujets de prédilection sont les paysages, les bois et les vues de villages de sa région.

Jean JULEMONT, né à Cornesse, intimiste dans sa peinture, qui forma nombre de jeunes artistes à Saint Luc à Liège et notamment

Adolphe REMY, peintre de la fagne et des sapins qui se vit refuser l’entrée dans le cercle fermé des intimistes.

Jules TASQUIN, beau-frère de Joseph GERARD, qui enseigna le dessin et la peinture à l’académie de Verviers et qui, comme Rémy, ne put entrer dans le cercle des intimistes.

Les artistes à l’honneur

On ne présente plus Maurice PIRENNE à Verviers. Au Val-Dieu non plus. Vu l’attrait des expositions du Val-Dieu en dehors de l’arrondissement de Verviers, on rappellera néanmoins les grandes lignes de la vie de ce personnage. Autodidacte pour l’essentiel, il fut toutefois élève libre à l'Académie de Gand et fit de brèves apparitions dans les ateliers de ROLL, de Carrière et de Bonnat à Paris. Dans les œuvres qu’il peignit à Paris, on retrouve les influences de Cézanne, de Degas et de Toulouse-Lautrec (il était en effet un assidu de la galerie Durant-Ruelle). Il peignit des portraits, des paysages (surtout urbains), des natures mortes et des intérieurs. Son style réaliste au départ évolue vers un réalisme intimiste. De 1912 à 1948, il fut conservateur du Musée Renier à Verviers. Il enseigna en outre à l'Ecole des Beaux-arts de Verviers. Il écrivit différents ouvrages relatifs à Verviers (SOMVILLE, 1992, p. 79-80). A partir de 1950, il travaille uniquement dans sa chambre et se tourne vers le pastel dès 1960. Il devient aveugle en 1967. Ses œuvres figurent dans les Musées de Liège, de Tournai et de Verviers.

Si Charles COUNHAYE fit carrière loin de Verviers, il est bon de rappeler que cet artiste a des racines solidement ancrées à Thimister-Clermont où un hameau porte encore le nom de sa famille, et à la cité lainière où sa mère était trieuse et son père tisserand avant de devenir trésorier à la Soc. Coop. Les pharmacies populaires. Né le 7 janvier 1884, de 1902 à 1904 il suit les cours du soir et du dimanche de l’Ecole des arts décoratifs de Verviers, puis durant 2 ans les cours de MONTALD à l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles. Il se marie et se fixe pour 8 mois à Paris où il sera Influencé par le fauvisme et le cubisme. Rentré à Bruxelles, le couple connaît la misère et Charles COUNHAYE est obligé d’accepter des petits boulots : cours privés de dessin, collaboration à des revues et à des journaux. Après quelques tentatives, il expose en 1916 et rencontre un certain succès au Salon des Indépendants à Paris. Xylographe, il participe dans les années 20 à des expositions collectives. Il réalisera en 1938 sa première exposition personnelle au Palais des beaux-arts de Bruxelles. A partir de 1920, Charles COUNHAYE crée des vitraux (Abbaye de Tongerloo (1920), Eglise St Christophe à Charleroi (1957), Maison d’hôte des Facultés agronomiques de Gembloux (1966)).
Charles COUNHAYE mènera également une carrière d’enseignant : au Lycée français de Bruxelles de 1926 à 1935, à l’Institut des arts décoratifs de la Cambre de 1926 à 1949, où Paul DELVAUX lui succédera. Parallèlement de 1926 à 1971, il exercera les fonctions de chef décorateur aux Galeries nationales (place St Jean à Bruxelles).
Notons encore que dans les années 40, seul et dépressif, COUNHAYE revient à la poésie et voyage  en France et en Espagne.
COUHNAYE fut poète, peintre, dessinateur, portraitiste, aquarelliste, graveur, muraliste, et créateur de tapisseries et de vitraux. Du fauvisme et du cubisme, il évoluera vers un réalisme âpre dans des gammes sombres qui le feront considérer comme un expressionniste wallon à part entière. Ses œuvres témoignent d’une grande humanité et font montre d’une préoccupation sociale. Son caractère wallon entier, son allergie aux compromis et son franc parler ne lui valurent pas que des amis. (Alphonse RADERMECKER, in Bulletin de la Société verviétoise d’archéologie et d’histoire, 70ème volume, 1999, pp. 162 et suivantes).


2. LA PEINTURE LIEGEOISE aux XIXe et XXe siècles dans les collections privées  du 2 au 12 juillet 2009.

BARSIN BAUES BISSCHOPS C & J BONVOISIN CAMBRESIER CARON COCAGNE DE LINCE DELSAUX d’HONT DUBOIS DUPAGNE  FIVET GEURTEN HEINTZ JACOBS JAMIN JANSSEN KAMP LEFEBVRE LECLERCQ MAMBOUR MARNEFF MEURIS MORSA MOTTART-VAN MARCK OCHS PAREDIS
PASQUE  PLOMTEUX POTIER RASSENFOSSE RENTIER ROLAND SCAUFLAIRE SIRTAINE STEVEN VERHAEGHE VETCOUR ZABEAU 

L’an dernier, un ensemble de 45 tableaux de peintres liégeois d’une collection fut présenté pendant quatre mois à l’embarcadère du savoir à l’université de Liège. Cette année, c’est l’abbaye du Val-Dieu qui a eu le plaisir de vous présenter une cinquantaine d’œuvres de peintres liégeois. Certains d’entre eux sont bien connus, d’autres sont tombés dans l’oubli. Ce sera, comme l’an dernier à l’université, l’occasion de rendre justice à certains de ces artistes oubliés des liégeois … et des autres. Ainsi en sera-t-il d’Edgard DHONT, de Carolus LECLERCQ, d’Yvonne LEFEBVRE  (qui fut la compagne puis l’épouse de Jacques OCHS) et de quelques autres.
Les tableaux présentés au Val-Dieu sont pour la plupart inédits. Toutefois, une exposition de peintres liégeois des XIXe et XXe siècles digne de ce nom demande la présence de quelques grands artistes. Vous retrouverez donc au Val-Dieu quelques œuvres de Rassenfosse, Manbour, Marneff et Scauflaire qui ont déjà été vues à l’exposition de l’université en 2008.
La collection comporte en outre quelques œuvres de peintres encore vivants. Dans la tradition des expositions artistiques du Val-Dieu, il a toutefois été décidé de n’exposer que des œuvres d’artistes décédés. Nous souhaitons longue vie aux autres.

Pierre JOST Entrepreneur verrier à Dolhain du 12 au 23 août 2009

En dehors de quelques collectionneurs avertis, qui sait qu’il exista à Dolhain une manufacture de peinture sur verre qui produisit du verre artistique de qualité ? Cette production fut largement exportée principalement vers la Hollande, l’Allemagne  et la France. Internet a permis de retrouver la trace de quelques pièces remarquables. Une occasion unique de découvrir ce qui fit partie du patrimoine industriel et artistique de l’arrondissement de Verviers.
Le visiteur trouvera en outre à cette exposition quelques objets de la firme WIRTHS dans laquelle Pierre Jost travailla au début de sa carrière bien avant de devenir son concurrent.

Le Maître et son élève :
Toussaint RENSON et Mariette KOCH du 3 au 13 septembre 2009.

Excellent peintre, remarquable enseignant, Toussaint Renson est pourtant peu connu dans le monde de l’art. Défenseur de l’art pour l’art et se refusant à vendre ses tableaux, il se ferme les portes de la renommée. Il se dévoua à ses élèves en les accompagnant par monts et par vaux, par tous les temps, afin de peindre dans la nature.
Mariette Koch, peintre du bocage, fut présidente du Cercle des Beaux-arts de Verviers.
A l’occasion de la sortie d’une biographie de Mariette Koch, l’une des meilleures élèves de Renson, les expositions du Val-Dieu ont voulu donner une visibilité à l’œuvre du maître ainsi qu’à celle de son élève.

Les assiettes de nos arrière-grands-mères ou les débuts de la production de Boch Frères en Belgique du 24 septembre au 4 octobre 2009.

Lire dans la presse

Le musée de Verviers a reçu en 2008 un ensemble de 210 pièces de la production de Boch Frères à ses débuts (1844-1870). Cette donation y a été exposée de novembre 2008 à janvier 2009. En complément à cette exposition, on trouvera ici un autre échantillon d’assiettes de Boch Frères qu’utilisaient nos familles au XIXe siècle tant pour les repas que pour orner les murs et les manteaux de cheminées. L’occasion de remettre à l’honneur ces objets qui sont souvent de véritables œuvres d’art, témoins de leur époque.A l’heure où Boch Frères lutte pour sa survie, cette exposition est une occasion unique d’admirer les pièces remarquables pourtant produites selon des procédés industriels il y a plus de 140 ans.

 

 
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