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2008 Visite du fort de Barchon Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
BARCHON, UN FORT REARME

Construit selon le plan Brialmont, en 1888, le fort de Barchon était celui  situé le plus au Nord, avec Pontisse. Il fut le premier à se rendre, le 8 août 1914, à la suite de problèmes de commandement et de menace d’asphyxie de la garnison après seulement quelques heures de combat.

En 1940, sa résistance fut plus opiniâtre. Il ne se rendit que le 18 mai après que le commandement eut fait détruire ce qui aurait pu être utile à l’ennemi. Du 10 mai au 18 mai, le fort ne cessa de porter de nombreux coups à l’ennemi qui répondit par un bombardement soutenu de l’artillerie et des stukas. Lors de la visite du fort de Barchon, deux éléments retiennent particulièrement l’attention. D’abord on peut suivre l’évolution de l’architecture militaire depuis la fin du XIXème siècle. On mesure le pourquoi et le comment des réaménagements entre les deux guerres où, avec du « vieux », on a voulu faire du « neuf ». Ensuite, comme à Battice, plusieurs peintures et décorations de soldats ornent les salles. Par ailleurs, une des singularités de ce fort est d’encore posséder sa tour d’air intacte (à droite) : c’est la seule visitable. La sortie du fort s’effectue par là. A noter que la visite est précédée d’un montage audiovisuel qui rappelle que si toutes les fortifications sont destinées à disparaître, les grands principes de notre civilisation sont par contre immortels.


Extrait du « Tourisme et Mémoire en Province de Liège. Les forts de 1914 & 1940 »
Une édition de la Fédération du Tourisme de la Province de Liège, Boulevard de la Constitution, 77 à Liège
http://www.ftpl.be

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BARCHON

Le plan de l'ouvrage
Le fort de Barchon fut construit en 1888, ferraillé en 1914, puis réarmé en 1933. Il est situé le long de l’autoroute E40 à l’entrée de la descente vers Liège, près de la sortie 36, Blegny-Barchon.
Au moment de sa construction, il avait l’armement suivant :
Quatre coupoles à éclipse et pivotantes Gruson, dotées chacune d’un canon de 5,7 cm de tir rapide, Norderfeld.
Quatre canons de 5,7 cm à tir rapide Norderfeld sur affût chandelier, dans le coffre de tête, deux pour chaque fossé latéral.
Quatre canons de 5,7 cm à tir rapide, sur affût chandelier, dans les casemates du fossé de gorge, deux par casemate.
Un canon de 5,7 cm à tir rapide sur chandelier, dans la casemate défendant la rampe d’accès.
Deux canons mobiles de 5,7 cm à tir rapide sure affût chandelier à la disposition de l’infanterie du fort.
Un phare sous couple blindée.
Deux coupoles pivotantes Châtillon-Commentry dotées de deux canons Krupp de 12 cm.
En août 1914, le fort fut violemment bombardé et son armement détruit. Il se rendit le samedi 8 aout alors que tout son armement était détruit

Sur le massif du fort

Le réarmement de 1933 consistât à creuser sous le massif central un réseau de galeries bétonnées appelé « Quadrilatère ».
Les couloirs de ce quadrilatère servirent de dépôt de munitions pour les 5 grosses coupoles. Ce réseau de galeries servit aussi d’accès vers ces coupoles, vers le débouché d’infanterie et les coupoles de 75 mm du saillant. Les anciens couloirs de la salle de rassemblement de 1914 ont été condamnés, les locaux inutilisés ont été partiellement comblés.
On remarque la construction d’une tour d’air de 400 m de l’ouvrage et le creusement d’une galerie de liaison, haute de 1,40 m,  entre cette tour et le fort.
Un accès est aménagé au pied de la tour pour effectuer les sorties des patrouilles et assurer la relève de la garnison. La tour est aussi un poste d’observation.

Dans le massif du fort
Au moment de son réarmement, le fort avait l’armement suivant :
Une coupole sur le massif armée de quatre mitrailleuses et de deux lance-grenades.
Trois coffres dans les fossés avec huit mitrailleuses et deux phares.
Huit mitrailleuses à la tour de prise d’air.
Un poste d’observation cuirassée sur le massif central à l’emplacement du phare de 1914.
Un groupe de six mitrailleuses contre-avions hors du fort dans une prairie face à l’entrée.
Deux coupoles pivotantes avec un canon de 150mm.
Deux coupoles pivotantes dotées de deux canons de 105mm.
Quatre coupoles d’obusiers de 75mm pour la défense du fort.

Dans le quadrilatère souterrain

Après la guerre l’ouvrage a été totalement ferraillé. A la place des tourelles se présente actuellement que des puits béants. Le fort est ouvert au public certains jours.

Extrait du fascicule donné aux visiteurs du fort. Les textes de ce  fascicule de 16 pages sont écrits en français, néerlandais et en allemand.
Il comporte de nombreux croquis et de photos en noir et blanc.


 
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