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2004 Echange au sujet de Marie-Elisabeth d'Autriche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

21 novembre  2004

 Rencontre. Echange autour de cinq documents historiques

Analyse d'un document proposé par Monsieur Langohr

 

Marie-Élisabeth, par la grâce de

Dieu, Princesse Roiale de Hongrie, de

Bohême et des deux Siciles.

Archiduchesse d’Autriche. Gouvernante

Générale des Pais Bas

 

Cher et Aimé       ayant eu raport de l’avis nous reservi par le Conseiller procureur général de Brabant sur la requête de Pierre Murer afin de grace de l’homicide y mentionné,  nous vous faisons cette pour vous dire que par decret de ce jourd’huy margé sur ladite requête nous avons éconduit le supliant de sa demande, vous ordonnant ce ensuivant de lui faire et parfaire incessamment son procès criminel et de le mettre en état d’être décidé sans delay par … loy, vous enjoignant au surplus de faire mettre la sentence qu’ils y porteront en exécution en …., en attendant qu’elle puisse avoir son effet …, dont vous ferez constater au dit Conseiller Procureur général.  à tant cher et aimé Dieu vous ait en sa grande garde, de Bruxelles le 15 février 1737.

Marie-Elisabeth

Par ordonnance de son altesse sérénissime

X

Au Drossard de Montzen

Marie-Élisabeth, par la grace de

Dieu, Princesse Roiale de Hongrie, de

Bohême. Archiduchesse d’Autriche.

Gouvernante Générale des Pais Bas

 

 

Chers et aimés          nous vous envoyons ci-incluse la requête présentée de la part de Pierre Murer, afin de la voir et visiter, et sur ce qu’il y requiert nous reservir de votre avis, notamment sur les faits nouveaux y repris et attendu.  La notoire pauvreté du suppliant vous nous le reservirez d’office : a tant chers et aimés Dieu vous ait en sa grande garde  de Bruxelles le      mars 1741

 

 

 

 

 

 

 Marie-Elisabeth

 Par ordonnance de son altesse sérénissime

                                   X

À ceux de la loi de Montzen au pais de Limbourg

 

1. Qui est-elle Marie-Elisabeth d'Autriche?

Marie-Élisabeth d’Autriche (1680-1741), fille de Léopold 1er de Habsbourg (1640-1705) et de sa troisième épouse Eléonore de Neubourg. Elle est la soeur du futur empereur Charles VI (1685-1740), père de Marie-Thérèse d'Autriche (1717-1780), future impératrice de nos régions.

2.  Quels titre et fonction a-t-elle?  Elle porte le titre d'Archiduchesse et est présentée comme gouvernante des Pays-Bas 

Par le traité d'Utrecht, les Pays-Bas espagnols sont placés sous l'autorité des Habsbourg d'Autriche en 1713.  L’Empereur y est  représenté par un gouverneur général en l’occurrence Marie-Élisabeth de 1725 à 1741 (26 août). Les comtés et les duchés  qui composent nos régions jouissent de nombreux privilèges et d’une certaine autonomie, en matières judiciaire et administrative notamment.

3.  Comment arrive-t-elle au pouvoir ?

Charles VI ne mit jamais les pieds aux Pays-Bas.  Il fut d’abord représenté par le prince Eugène de Savoie, gouverneur et capitaine général, lequel, tout absorbé par la guerre contre les Turcs, était à son tour, représenté par le ministre plénipotentiaire Hercule Turinetti, marquis de Prié, peu apprécié par la population, disgracié en 1724 grâce à la noblesse belge ; disgrâce suivie rapidement de la démission du prince Eugène de Savoie. Charles VI renoua avec la tradition des Habsbourg d’Espagne qui avait souvent choisi comme gouvernantes des princesses de sang.  Il désigna ainsi sa sœur, l’Archiduchesse Marie-Élisabeth. 

4.  Comment est-elle présentée ?

Le seul portrait que nous en ayons actuellement est celui qu'en fait Monsieur Georges H. Dumond dans Histoire de la Belgique. p. 272. ["L'empereur désigna sa soeur, l'archiduchesse Marie-Elisabeth. C'était une vieille fille de quarante-cinq ans, charpentée comme un homme, sans beauté ni grâce, mais majestueuse et fière de son rang"...]..

Monsieur Dumond, dans le même ouvrage mais à la page 275 évoque, cette fois, son oeuvre. ["Heureux de vivre en paix, ils (les Belges) se prirent d'affection pour leur gouvernane générale, Marie-Elisabeth, parce qu'elle participait aux pèlerinages, aux processions et aux fêtes conventuelles, parce qu'elle descendait de son carrosse pour suivre le saint viatique et parce qu'elle lavait elle-même, au lendemain du Jeudi siant, les pieds de douze pauvresses.  Le gouvernement de M-E dura seize années.  Seize années pendant lesquelles la défiance et les mécontentements de la première heure s'atténuèrent grâce à une politique d'apparente équité. Le comte de Harrach avait déconseillé à l'empereur des réformes précipitées dans "un pays aussi délicat à gouverner que celui-ci et où il n'y a pas 3000 hommes de troupes réglées". Seize années pendant lesquelles les Pays-Bas échappèrent aux guerres et reprirent courage.  L'agriculture prospérait au point de suffire aux besoins du pays; l'industrie linière se développait, grâce à l'utilisation de la navette volante.  Dans les villes, tout était calme, et la noblesse semblait disposée à servir la dynastie avec dévouement. Le jansénisme était éliminé et le protestantisme n'était plus en Belgique qu'une bizarrerie tolérée parce que sans importance. Signe qui ne trompe pas : les impôts étaient votés sans difficultés! A la fin de son gouvernement, Marie-Elisabeth présida à Anvers une conférence internationale, préparatoire à la conclusion d'un traité de commerce entre l'Angleterre, les Provinces-Unies et les Pays-Bas. D'imposantes délégations discutèrent longuement, mais sans aboutir à des résultats tangibles"...]. 

5.  A qui les documents sont-ils adressés ? Au drossard de Montzen soit le représentant du seigneur qui était entouré d'échevins pour diriger Montzen.

6.. "Signature "

Sans doute Charles VI

 
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