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2006 Discours lors des funérailles de l'Abbé Dechaineux Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Lors des funérailles de l'Abbé Dechaineux  

Par Janou Chefneux, alors Présidente de le SHAPH 

« C'est avec grand étonnement et grande tristesse que nous avons appris le décès de

« L’abbé » comme nous l'appelions au sein de notre comité...

Grand étonnement, grande tristesse de voir partir celui qui nous donnait l'impression de ne jamais devoir sans aller ...

Il est parti doucement sans faire beaucoup de bruit... Pareil à lui-même, sans trop déranger...

Je pense que cet esprit d'indépendance le caractérisait et allait jusqu'à l'indépendance d'esprit...

Nous ne pourrons oublier son étonnante vitalité : toujours présent à toutes nos réunions, nos activités.., nous suivant dans nos projets, nous devançant parfois... Des projets, je pense qu'il en avait encore dans ses cartons...

La Société d' Histoire et d'Archéologie dont il était un des membres fondateurs, et le dernier encore en vie, lui doit beaucoup : sans lui, elle ne serait pas ce qu'elle est.

Ce ne sont pas seulement ses nombreuses publications ou articles que la Société a édités mais la somme de ses connaissances qu'il avait plaisir à nous partager, nous laissant à chaque fois, plus riches d'histoire...

Et ses connaissances dépassaient de très loin les limites de sa bonne ville de Herve, nous donnant là aussi un signe : il faut savoir s'ouvrir aux autres, au monde mais pour cela il faut d'abord s'enraciner dans sa propre histoire...

Présenter sa candidature au prix du premier mérite culturel de la ville de Herve nous semblait la meilleure façon de lui dire notre reconnaissance, notre attachement et peut-être, notre tendresse. Préparer le dossier, le défendre, ont été autant de regards portés sur une vie plus que bien remplie...

Nous retiendrons aussi de vous, l'abbé, votre sourire et l'éclair de malice qui, de temps à autre, traversait votre regard...

Reprendre la présidence de la SHAPH après vous, relevait de l'inconscience, du défi... Mais avec votre force tranquille à mes côtés, ce fut un plaisir... Je souhaite, ici, vous remercier pour votre aide, votre discrétion ; jamais, je n'ai entendu de : « De mon temps... » mais plutôt : « C'était bien, très bien... ».

Alors, l'abbé, aujourd'hui, en mon nom personnel, au nom de tous les membres de la

SHAPH, laissez-moi vous dire : c'était bien, très bien, merci.


 
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